mardi 11 octobre 2011
Clé des champs
jeudi 29 septembre 2011
4 garçons dans le vent
Nous étions quatre. Normal pour les Mousquetaires que nous souhaitions être. Nourris de romans épiques et de série B, il nous arrivait de défendre la reine en enfourchant nos bécanes nourries au Regular. Elle ne s'appelait pas Margot, ni Aliénor, je ne me souviens que de son rire en voyant passer nos destriers à gros pneus, quand nous suivions nos ombres vers l'est à la tombée du jour.
dimanche 28 novembre 2010
En bécanes et en short






dimanche 14 novembre 2010
Bobber

samedi 25 septembre 2010
Ford 32

mardi 3 août 2010
Bungalow
C’était comme si on avait posé une boîte à chaussures en équilibre sur une dune de sable, une structure de carton rigide à l’échelle d’une vraie maison.
Des néons parmes traçaient dans la nuit le corps sexy d’une Baby Dole dont la pointe du sein droit avait disparu avec la dernière surtension électrique. Lorsqu’on avançait au bout d’une enfilade de boutiques de fringues bon marché, de laveries automatiques éclairées la nuit, de brasseries à touristes, on percevait, avant le bruit des vagues, le grésillement des papillons prisonniers de la lumière des réverbères, plantés devant la boîte à chaussure.
C’est là qu’était posé le dernier saloon de la petite station balnéaire, dernier bistrot avant Alger, de l’autre côté.
Les échoppes étaient regroupées dans la rue principale.
Une voie étroite menait jusqu’à un parking protégé par une barrière rouge et blanche que l’employé municipal levait au début de l’été, libérant un accès privilégié à cette plage toute proche.
Parvenu au terme d’une transhumance estivale jusqu’à cette frontière, le touriste descendrait de son véhicule pour enjamber une dune hérissée de rangées de piquets de bois et découvrir un espace de jeu débarrassé des dernières scories du petit commerce.
D’aucuns, certaines nuits d’hiver, avaient oublié cet arrêt obligatoire pour sauter la dune au volant de leur voiture et achever leur course sur la plage, les roues dans l’eau salée, immobiles et surpris. C’était connu.
L’image, incongrue, nourrirait le lendemain la chronique du journal local, comme l’aveu d’une baignade de nuit qui aurait mal tourné.
Ce lido de sable, c’était le devant de porte du Bikini.
La boutique ouvrait à partir de 10H00, tous les jours de début avril au mois de septembre. Un bistrot saisonnier qui faisait aussi restau à tapas, et dont la couleur sur les murs évoquait immanquablement les parfums des crèmes glacées italiennes : la vanille pour les murs, la pistache pour le plafond percé d’un immense ventilateur, tournant de guingois depuis qu’un touriste éméché s’y était suspendu comme à une branche de palmier.
Dans la salle principale du restaurant, des petites tables en formica cernaient un juke-box toujours en panne. Une collection de vaporisateurs Flytox, suspendue au plafond par des fils de nylon, renvoyait au destin d’un essaim de mouches réincarnées en tubes pistonnés.
dimanche 1 août 2010
Espace intime


mercredi 7 avril 2010
Une ville, la nuit

lundi 5 avril 2010
Sweet ride

mardi 9 mars 2010
BOARTRACK de la muerte

mercredi 3 février 2010
Pièce d'identité ?
lundi 25 janvier 2010
Payer Cash






mercredi 13 janvier 2010
Histoire d'un Club US

samedi 12 décembre 2009
Le motard aux lunettes rouges

jeudi 29 octobre 2009
Un truc pas possible

Comme on avait rangé les pneus du père à Gus au fond du pré, on a eu, Pete et moi, l’idée d’un parcours aménagé pour nos bécanes. Ca a été vite fait de les aligner façon « pas japonais », et j’avais à peine terminé le parcours que le Pete a voulu essayer et a enfourché son Knuckle pour foncer dans le jeu. Je l’ai vu rougir sous l’effort et tenir le guidon d’une poigne bien serrée en jurant tout le long. La fourche n’avait jamais encaissé de pareilles ornières, même pendant nos virées les plus délirantes. Ca faisait GLONG et GLONG et le ressort du springer doublait son allonge quand il sortait de l’ornière. Quand il a coupé le moteur, Pete a relevé ses lunettes : « C’est casse gueule comme j’aime ce truc, et on peut organiser des courses d’enfer si on récupère le stock du paternel. Mais faut fixer les pneus avec des fiches, sinon c’est la mort.» Et c’est comme ça qu’on a eu l’idée des paris. Pete n’avait pas son pareil pour se faire du fric en inventant des trucs pas possibles. Maintenant, il était question de proposer le jeu aux dames d’abord, des filles de fermiers qui n’avaient peur de rien, qui carburaient aux pancakes et au sirop d’érable. Le Pete avait compris l’enjeu et posait en dandy avec un sourire pour ces dames, un petit geste pour vérifier la tension des ceintures de reins et mater leurs fesses. Un vrai tombeur avec sa casquette club et son sourire d’acteur. Une fois convaincues, les filles tannaient les gars jusqu’à ce qu’elles obtiennent leur bon de participation. Les paris étaient réglos. Ca marchait d’enfer. Sur ce coup, il y avait eu du monde le dimanche suivant pour reluquer les donzelles et rigoler un bon coup. Je m’installais alors derrière mon stand de coca, peinard au milieu des bouteilles plongées dans la glace à attendre le chaland. J’avais tout le loisir de mater les runs et de draguer les chéries. Un vrai bonheur. On s’est marré tout l’après-midi. Succès assuré pour plusieurs dimanches. On laissait courir jusqu’aux grillades du soir et tout ce monde papotait jusqu’à l’heure du snack, quand il fallait enfourcher les bécnaes pour pousser jusqu’à chez Francis qui annonçait un nouveau groupe venu de Lousiane. Je restais seul pour ranger le bazar, mais j’avais de l’argent plein les poches et un rancard avec Mina. |




