Pour Charles...

Il y avait près d'Orléans une piste d'aviation qui avait servi de base à l'armée américaine avant 1964. La piste en béton offrait la possibilité de faire rouler nos rods et on s'en privait pas, quand arrivait le week-end.
Tout autour, la végétation avait gagné les abris tunnel en tôle cannelée, et on respirait un air de fin du monde, quand on lançait les engins à toute allure.
Ce petit jeu pouvait nous prendre tout l'après-midi du samedi.
Les filles qui avaient du cran grimpaient sur les Ford à côté de nous, et j'aimais bien voir leur chevelure marquer le sens du courant d'air en pleine vitesse, comme les manchons qui bordaient les pistes d'atterrissage.



