jeudi 28 octobre 2010

Belle du jour

T'habites où ?




Tête de

mercredi 27 octobre 2010

Une Guzz et roule ma poule

Just Marilyn

lundi 18 octobre 2010

TOM et JERRY

A un coin de rue, elle attend sous le réverbère. Et faut forcément se méfier du coup de griffe félin.

lundi 27 septembre 2010

Et alors ?

Asshole



Agrandir pour comprendre...

samedi 25 septembre 2010

Squale


De la maison, j'observe les surfeurs sur leur planche de couleur.
Les vagues se cassent sur le récif de PUNAAUIA, juste avant le lagon sur lequel stationnent quelques plaisanciers.
On appelle cette baie la "Baie des couillons" parce que les bateaux restent plantés tout le week end et ne franchissent jamais la barrière qui ouvre sur le grand large et l'Océan Pacifique.
Sans cesse remués par les remous des skieurs nautiques, ils ondulent sur leur esquif en buvant la bière locale.

J'avais cette photo en tête pendant que je suivais la ligne des figures des surfeurs.

Il y en a quelquefois qui laissent un pied dans la gueule d'un requin et qui se mettent à aimer ces grands prédateurs et à les protéger, conscients soudain d'avoir franchi un territoire étranger.

En vouant leur vie à la cause des poissons qui mordent, ils se rachètent la conscience d'un pied perdu le temps d'un remord de glissade.

KESSEL



Ford 32

Pour Charles...


Il y avait près d'Orléans une piste d'aviation qui avait servi de base à l'armée américaine avant 1964. La piste en béton offrait la possibilité de faire rouler nos rods et on s'en privait pas, quand arrivait le week-end.

Tout autour, la végétation avait gagné les abris tunnel en tôle cannelée, et on respirait un air de fin du monde, quand on lançait les engins à toute allure.

Ce petit jeu pouvait nous prendre tout l'après-midi du samedi.
Les filles qui avaient du cran grimpaient sur les Ford à côté de nous, et j'aimais bien voir leur chevelure marquer le sens du courant d'air en pleine vitesse, comme les manchons qui bordaient les pistes d'atterrissage.


vendredi 10 septembre 2010

samedi 4 septembre 2010

Une ligne bleue tout autour



Posé comme un coquillage sur un bout de plage.

Passé l'étonnement de se retrouver à des milliers de kilomètres de la réalité du jour précédent, on ouvre les yeux, les oreilles ; on respire les parfums et la lumière qui change avec l'eau du Pacifique.

J'ai rangé ma collection de cartes postales, fanées du jour où j'ai posé le pied sur l'île. La réalité est bien meilleur guide.







mardi 3 août 2010

I'll be back

Bungalow

C’était comme si on avait posé une boîte à chaussures en équilibre sur une dune de sable, une structure de carton rigide à l’échelle d’une vraie maison.

Des néons parmes traçaient dans la nuit le corps sexy d’une Baby Dole dont la pointe du sein droit avait disparu avec la dernière surtension électrique. Lorsqu’on avançait au bout d’une enfilade de boutiques de fringues bon marché, de laveries automatiques éclairées la nuit, de brasseries à touristes, on percevait, avant le bruit des vagues, le grésillement des papillons prisonniers de la lumière des réverbères, plantés devant la boîte à chaussure.

C’est là qu’était posé le dernier saloon de la petite station balnéaire, dernier bistrot avant Alger, de l’autre côté.

Les échoppes étaient regroupées dans la rue principale.

Une voie étroite menait jusqu’à un parking protégé par une barrière rouge et blanche que l’employé municipal levait au début de l’été, libérant un accès privilégié à cette plage toute proche.

Parvenu au terme d’une transhumance estivale jusqu’à cette frontière, le touriste descendrait de son véhicule pour enjamber une dune hérissée de rangées de piquets de bois et découvrir un espace de jeu débarrassé des dernières scories du petit commerce.

D’aucuns, certaines nuits d’hiver, avaient oublié cet arrêt obligatoire pour sauter la dune au volant de leur voiture et achever leur course sur la plage, les roues dans l’eau salée, immobiles et surpris. C’était connu.

L’image, incongrue, nourrirait le lendemain la chronique du journal local, comme l’aveu d’une baignade de nuit qui aurait mal tourné.

Ce lido de sable, c’était le devant de porte du Bikini.



La boutique ouvrait à partir de 10H00, tous les jours de début avril au mois de septembre. Un bistrot saisonnier qui faisait aussi restau à tapas, et dont la couleur sur les murs évoquait immanquablement les parfums des crèmes glacées italiennes : la vanille pour les murs, la pistache pour le plafond percé d’un immense ventilateur, tournant de guingois depuis qu’un touriste éméché s’y était suspendu comme à une branche de palmier.

Dans la salle principale du restaurant, des petites tables en formica cernaient un juke-box toujours en panne. Une collection de vaporisateurs Flytox, suspendue au plafond par des fils de nylon, renvoyait au destin d’un essaim de mouches réincarnées en tubes pistonnés.



lundi 2 août 2010

Buddies

dimanche 1 août 2010

Espace intime


Joe avait flashé sur ce coin de campagne, loin des boulevards de 19H00 et des néons urbains. A un virage sur la route de Eugene, il avait aperçu ce bloc de béton et de verre, quatre murs pour soutenir son garage à bécanes.

Négocié le prix d'achat à un gus qui vivait derrière une pile de dossiers et qu'il avait surpris en lui tendant sous le nez une liasse de dollars en guise de compromis de vente. Une offre pas négociable.
Il avait choisi ce coin de terre pour ranger ce qui lui restait à vivre. Remplir l'espace avec les bennes de ferraille et de moteurs à venir, alignés comme des sulfures dans un cabinet de curiosités.


La salle résonnait maintenant des bruits de la meuleuse électrique occupée à tronçonner des cadres nus au milieu d'étincelles de métal, et les murs étaient couverts de collections de casques et de selles qui avait nourri son ancienne vie de mécano.

Au fond de l'atelier, un comptoir hand-made marquait la limite de son espace personnel. Derrière, on devinait les vestiges d'une vie tourmentée de ruptures, et chacune d'elles marquait une étape dans sa vie : une tête de taureau empaillée pour le souvenir de son Espagne natale, une photo grand format représentant un buste de femme brune dont l'ombre du sein attirait l'oeil comme un hameçon de chair, juste la nostalgie du désir au milieu de reliques plus intimes.

Sous la mezzanine qu'il avait aménagée pour vivre, quatre motos attendaient sagement leurs propriétaires. Le ciselure des pneus renvoyait à d'autres époques, rien de superflu dans l'agencement des machines.
Un panneau en bois, soutenu par deux poulies sur un rail de métal, interdisait toute communication avec la chaleur crayeuse de l'extérieur, et quelqu'un avait écrit à la bombe de peinture le nombre 56, comme le millésime rare d'un Bordeaux réputé.


Suant sur un axe de roue arrière, Joe n'avait pas entendu le client qui observait la scène derrière lui. Costume blanc impeccable, la quarantaine, l'homme n'appartenait pas au milieu qui fréquentait cet endroit.
"Du beau boulot que vous faites. On voit que nous n'aimez pas traîner sur un bout de ferraille."

Joe a lâché la clé de 1/2 et a frotté un chiffon sale sur ses doigts avant d'avancer vers la silhouette blanche.
"C'est peut être que j'aime pas perdre mon temps", il a répondu.




Wolf

vendredi 30 juillet 2010

human engine

Camping











Une photo suffit pour passer derrière le miroir.
Merci à Laurent Nivalle (http://laurentnivalle.blogspot.com/) pour ces photos nostalgiques qui ont le goût de l'antésite et du scoubidou.


vendredi 23 juillet 2010

Une synthèse

Une photo qui correspond à l'attente d'un départ : il y a la moto, bien sûr, mais ce pourrait être un avion, il y a les bagages, sanglés, nombreux, encombrants. Et il y a la mer avec les bateaux, les gens dedans qui s'apprêtent à dormir ou à dîner, sans attendre le signal de mon départ pour l'autre rive.


samedi 10 juillet 2010

Les îles, les îles



J'embarque.
Fin du mois, début août, je mets les voiles. Je referme le couvercle du Mac pour prendre l'avion, 22 heures de vol et la Polynésie française pour y vivre quelques années.
Le tour des îles entre pluie tropicale et odeur de citronnelle... Ah, l'océan.

Il y aura encore des histoires de moteurs, de reflets de bécanes dans les flaques de pluie, des images de temps et d'espaces mélangés.

Et puis, aujourd'hui, j'ai refermé la porte du camion avec l'essentiel pour vivre un grand voyage.








mardi 29 juin 2010

Retour de Linkert

Ce week-end avait lieu le LINKERT ATTACK, un meeting de "vieilles" organisé tous les 2 ans par Fred de Bourges, un doux dingue qui roule en Knuckle et en Laté.
J'y étais. Ou plutôt, j'avais dû en être, dans cette "faille" temporelle qui propulse tout son monde dans les années 50', avec tout ce qu'il faut de scoubidous et de Rock and Roll, de casquettes irlandaises et de démarrage au kick...



mercredi 9 juin 2010

PANHEAD 1962

lundi 7 juin 2010

Je me souviens...


avoir longé les plages de sable blanc à PENSACOLA en 2004, avant de visiter le musée de l'aviation. Dans la réserve naturelle, un fort construit en briques rouges a servi de prison à GERONIMO à la fin du XIXième siècle.

Aujourd'hui on attend une marée noire grasse et gluante au même endroit. Help !


dimanche 30 mai 2010

En moto, si tu te retournes, tu tombes


Filer droit. Traverser un désert avec un chapeau de cow-boy...
Images d'un Easy rider comme un rêve d'éternel rock and roll, l'insouciance d'une pensée généreuse et libre.
Dennis Hopper restera le Villon du rêve américain gorgé de LSD et de poussière de route, un touche-à-tout passionné de photo, de peinture et d'art vivant, un condensé nerveux d'envie de vivre. Merci à lui pour cette image d'Amérique politiquement incorrecte et jouissive, un regard d'artiste comme un pont entre la vieille Europe de Duchamp et la folie joyeuse de Warhol.


samedi 29 mai 2010

mardi 18 mai 2010

Beau boulot





Ca ressemble à du vieux, ça pourrait avoir été débarqué autour de Juin 44 sur une plage normande.
En fait c'est du tout neuf. Un "chef d'oeuvre" comme en font les Compagnons du Tour de France. Bravo à Milwaukee Belle pour cette moto exceptionnelle.


samedi 15 mai 2010

Insouciance


Loin des crises et de l'amour sous blister.

vendredi 7 mai 2010

Belle du jour