dimanche 22 novembre 2009

Au Salon Moto Légende



Ce week-end, se tenait le Salon Moto Légende, au Parc floral à Vincennes...

Le Club 59 and its british touch...



Margerin rendant hommage au cinquantième anniversaire de la Bonneville (ah le modèle 1969, ma première Bonneville)





Et séance de dédicaces au stand Kick'nd Start

Le temps d'une pause

Un Knuckledead full dressed avec quelques accessoires Buco : une "parure" de selle, des sacoches, un feu additionnel latéral pour y voir la nuit et impressionner les copines.
La pose est décontractée, le cliché fige un moment de dialogue.

mercredi 18 novembre 2009

Les portes du paradis

lundi 16 novembre 2009

Bonne anniversaire PIERO

Lucien avait le don des bûches.

Il n’avait pas son pareil pour réussir ce dessert, sur une base de biscuit mou qu’il roulait dans un torchon et nappait de crème fraîche. C’était un as du gâteau festif, rapport au fait qu’il était pâtissier de métier et gourmand de naissance.

Alors quand l’anniversaire du Piero a pointé son nez, on s’est tourné vers le bonhomme et on a commandé ce qu’il fallait pour une soirée chez Pete. On s’est réparti les tâches et les filles ont de suite voulu s’occuper de la déco du hangar, ce qui revenait à acheter des dizaines ballons qui finiraient de toutes façons éclatés entre deux poitrails de viandes saoules.

Au final c’est à moi qu’est revenue la responsabilité du convoyage du gâteau, vu que j’avais les sacoches et le rack BUCO, le plus large à l’époque.

Dès 20 heures, j’allais me pointer derrière la boutique et charger l’œuvre dans une caisse en bois spécialement conçue pour éviter les fuites. La garniture prévue était fournie en kit et ça rentrait dans les sacoches sans problème.

Ca avait été assez facile de glisser le biscuit dans son logement et de caler le truc avec des serviettes à carreaux. Après les recommandations du chef j’ai kické la bécane et pris le chemin de la grange, en évitant les nids de poule et les caisses à savon des gamins.

J’ai tourné après la ville et suivi le chemin qui conduisait jusqu’à notre repaire, dont la porte s’ornait maintenant d’une banderole peinte avec dessus : HAPPY BIRTHDAY PIERO. On entendait déjà le son du Rock qu’on aimait et je me suis dépêché de porter tout ça dans la petite pièce qui tenait lieu de cuisine.

C’est quand j’ai soulevé le couvercle de la boîte que j’ai compris qu’un cadre rigide avait ses limites dans le transport des vivres. Le gâteau n’avait pas tenu le choc. Il allait falloir reconstruire.

On s’y est mis à deux avec Jane à l’aide de cure-dents et de blanc d’œufs. On a armé la pâte en y plantant des bouts de bois et recouvert le tout de crème en brossant l’enduit avec un peigne à cheveu. Ca m’a rappelé mon premier chantier de maçon et le résultat valait le coup. On a rajouté les petites sucreries de couleur et c’est moi qui ai eu l’idée de la petite moto sur le gâteau, construite à partir de mie de pain ramollie à la salive et sculptée aux doigts.



dimanche 15 novembre 2009

Kick start

Panhead 1952

Portrait en Black and White


Rares sont les photos de Harley conduites par des Blacks, dans les années 50' et 60'. Un domaine réservé au white power peut-être, en tous cas une discrimination évidente à travers les documents en ma possession.
Ici, un portrait joyeux et précis. J'aime l'attitude et les détails des accessoires, les jeans sur les boots.

La patte de David Vicente


Une affiche de David Vicente, dans la mouvance Kustom avec un K
http://www.dvicente-blog.com/

samedi 14 novembre 2009

vendredi 13 novembre 2009


Bobber à moteur Knucklehead
Je cherche d'ailleurs la même sortie de pot. Un caprice d'esthète encore.





Garages






L'endroit existe, quelquepart au Texas.
On pousse la porte et l'odeur d'essence et de graisse vous indique qu'on est bien arrivé, que c'est bien là qu'on ouvre la malle aux trésors et qu'on peut choisir tout ce qu'on veut, à condition de ne pas déranger le proprio "maître des lieux" qui a rangé toutes ces pièces sur des étagères, les unes à côté des autres, avant de s'endormir et rêver à "celle qu'il n'a pas encore eue".

jeudi 12 novembre 2009

Rock attitude


Merci à http://classicspirit.2forum.biz/index.htm


Ombre portée


« Tu enlèves juste tes chaussures. Voilà. Ton pied gauche sur le réservoir. – Le réservoir ? – T’occupes. Tu te tiens au windshield et je prends la photo ».

Dick avait trouvé l’endroit superbe, pas trop loin de la ville, sur la rive droite de l’Hudson Crow. Pas évident la lumière et dégoter un coin peinard où on serait tranquille. Pas évident une femme mariée, pas évident un rencard en moto en fin de journée.

Diane a relevé sa jupe pour laisser voir un peu ses genoux.

Ce serait pas pareil sur un sofa ou une chaise de bistro, il a pensé, elle posait sur sa moto et c’était elle qui avait eu l’idée.

Alors il a calé l’appareil photo sur le capot de la Dodge du mari et a chiadé la mise au point en jouant sur les contrastes. Fallait qu’on voie la moto dans son entier de ferraille et de fonte. Fallait qu’on voie les sacoches aux conchos d’argent.

Le feuillage du chêne a porté une ombre légère sur la roue avant au moment où Diane tournait légèrement la tête. Le bon timing, le bon angle.

Il a entendu le miroir du Pentax et s’est dit que ça ferait un chouette souvenir, ce moment de fin de journée, juste avant le début de l’automne.

« Finalement, j’aurais préféré sans la moto. On la voit trop, et moi pas assez », elle a dit quand il a montré la photo.

Il a répondu un truc du genre « C’est toi que je vois» et elle a ri en renversant sa tête en arrière, le regard embrassant le ciel de Virginie. Il a alors caressé d’un doigt son cou découvert et posé un baiser sur ses yeux refermés.

« Tu penseras à moi, en Europe, avec toutes ces jolies filles… » Il a souri comme pour laisser planer le doute. Lui pensait maintenant au bateau qu’il allait devoir prendre le lendemain (son ordre de mobilisation mentionnait le Port de New Philey), et rajusta son calot militaire en même temps qu’elle rajustait son nœud de cravate, maintenant silencieuse.


Virginie 1944

Belle du jour

Tu pousses la porte...



... et tu pénètres dans un magasin "accessoires Harley Davidson", avec des produits "aftermaker" en 1950.

mercredi 11 novembre 2009

Burt ou le triomphe de la volonté




Burt Monroe, le vrai.



Mon médecin est particulier.
Il collectionne les uniformes militaires et s'est spécialisé dans les reliques de la première guerre mondiale.

Ce qui était au départ un simple passe-temps est devenu une obsession.
Ses vacances, il les passe à fouiller des galeries inexplorées dans les Abruzzes, les contreforts des Alpes versant italien. Il a manqué se tuer en tombant dans un magasin d'armes dans les Dardanelles il y a quelques années.

Sa famille ne dit rien et le suit dans ses folies, mais son épouse avance prudemment dans l'idée d'un don à un musée militaire. L'affaire n'est pas bouclée ; il y a de la résistance du côté toubib.

En attendant, il expose ses trophées dans son cabinet médical et sa salle d'attente : des empilements de masques à gaz, des casques de toutes les nationalités, de tous les corps de combat, des mannequins habillés d'uniformes allemands ou, plus rares, de tankistes français de la première heure à côté d'un lit d'examen gynécologique et d'une vitrine à radiographies. Un vrai capharnaüm, un entrepôt d'armes au milieu des stéthoscopes.

Aujourd'hui, 11 novembre oblige, j'ai pensé à une vignette de TARDI, obsédé lui aussi par cette période de notre histoire. Sans ordonnance.

Comme un ventilateur en bakélite



Il s'agit d'une moto de marque MAJOR, moteur de 350cc, construite en 1948.

Enrouler du câble




D’abord une « base ».

Un cadre Featherbed, un double berceau, ça tient mieux la route et le "guidonnage" est moins casse-gueule.

Et puis, le moteur, forcément un moteur d’anglaise, un T120 pre-unit ou un Norton, pour la pêche et l’architecture du twin. Enfin des bracelets, le plus bas possible sur la fourche, les bracelets. Le poids du corps bien porté sur les poignets pour rentrer dans le virage et bouffer au plus près la ligne de courbe.

Plus de 40 ans que ça me trottait, cette envie "d’ envoyer" sur un circuit. Confronter la bécane aux autres bécanes dans un défit de gosses. A qui tire au plus près du virage, à qui le premier coup de frein, et "kiss my ass" comme à l’époque.

Mon époque, c’était celle des samedis soirs à Bastille.

J’y suis jamais allé à Bastille mais c’est ce qu’on racontait dans Moto Revue : un rencard entre meules pour s’allumer sur le périph' après s'être chauffés autour de la Place, à faire rugir les chevaux du plaisir comme disait l’autre. La piste d'un cirque de mécaniques anglaises, au bitume luisant du crachin parisien. Une vision en noir et blanc, avec un son de trompette bouchée ou de rock saturé.


Dans mon Sud gersois, pas de Bastille ou de périph’ pour de vrai.

Rien que des routes de campagne pour doubler des Motobéc et des 4L agricoles. Auch / Mirande aller retour, un frisson de virolos et de départementales gravillonnées, avec Jojo et Riton, sur des Terrot qui ont porté "maman", des bécanes qui finiront sous une bâche de toile ou modifiés en motos de cross.

Alors les Triton et les réservoirs en alu, alors les freins à tambour double came avec prise d’air à l’avant… je les connaissais par cœur les noms des pilotes mythiques, les Agostini en Agusta, les Barry et tous les autres, tous ceux qui étaient épinglés au-dessus de mon lit, avec le pli du poster qui barrait la bécane.


Maintenant, je le tenais mon quart d’heure de gloire et le Triton définitif, il était à l’ombre, peinard avant la course de ma vie. Un dernier tour de clé, une dernière durite à serrer et j’allais « enrouler » grave, sortir le genou et chauffer le bitume du circuit avec ma bécane, à donf' pour rattraper le temps qui file.

NOGARO, le 3 août 2008


mardi 10 novembre 2009

Doubler par la droite peut être dangereux

Avec de la couleur sur les bras


Pas trop mon truc le tatouage. Même si je reconnais que certaines oeuvres sont magnifiques. J'aime particulièrement les motifs ethniques ou d'inspiration japonaise couvrant tout le corps.
Mais ici, c'est différent : de la peinture de la peinture sur le corps.

Un peu d'Egon Schiele ou de Lucian Freud. En tous cas un portrait de femme saisissant.



Harley Davidson speedometers

lundi 9 novembre 2009

crocker simplement

dimanche 8 novembre 2009

Daytona 1948

Une allure de Vaqueiro argentin.

Belle du jour

Ferrailleur



Quand la réalité rejoint l'art.

Avoir un bon copain


Je ne sais pas ce qui me plait le plus dans cette photo. La position du guidon, la peau de mouton sur la selle, l'attitude du chien et de son patron, le regard des piétons qui n'en reviennent pas de voir un chien assis à la place d'une fille.
Faut croire qu'avoir un bon copain, ça console des jaloux.

CAPTAIN CASQUETTE


« C’est pas pareil, quand tu portes une casquette, ta tête elle respire et ça donne un style qui va bien, tu ne trouves pas ? »



J’ai posé la photo sur le bureau, à côté du verre de Bourbon. C’était un cliché de 1947 et j’ai reconnu le Knucklehead qui dormait dans le garage, impeccable.

« Tu t’en es jamais séparé ? » j’ai demandé.

« Tu parles de la moto, évidemment ». Pete a souri, et, posant son doigt sur le cliché : « Finalement, j’ai perdu l’une en gagnant l’autre… ».

On s’est assis pour mieux goûter au liquide ambré qui refroidissait autour des glaçons et j’ai écouté l’histoire de Jeanne et du Knuck, pendant une partie de la nuit.

On avait laissé les fenêtres ouvertes pour que l’obscurité pénétre dans la maison, et le silence alentour tenait son personnage dans cette histoire de vie, comme un témoin grave et bienveillant.

Avant l’aube, on est sorti sur le perron pour goûter à la fraîcheur des arbres. J’avais perdu l’habitude de ces heures de veille et le sommeil a embué mon regard un moment.

Le son grave du moteur m’a alors sorti d’une vague somnolence. Recouvrant mes esprits, j’ai eu le temps d’apercevoir Pete lançant sa moto dans la pâleur timide de l’aube, tel un sombre animal pénétrant au cœur noir de la forêt.

OREGON, le 12 septembre 1973

Vu sur le site http://www.indianclub.org/



"...C'est un VRAI prototype D'USINE et D'EPOQUE !!!.
c'est pas un délire moderne .
fourches brasées , dash-cover en "V" : c'est du EARLY pur-jus ! c'est pas de la repro !
et aussi un détail sur la vue arriere :
le bas du cadre : le sabot de boite n'a pas été coupé !
il n'a tout simplement pas été soudé en place !..."
Propos retranscrits à partir d'un post de ce forum.

Belle découverte !